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Aliments et cosmétiques : un même besoin d’informations

publié le 14/03/2018

Label Transparence controlee sur EassafeNotre alimentation et l’emploi de produits cosmétiques ou d’hygiène peuvent, au même titre que l’air ambiant, être considérés comme des éléments de notre environnement. Leurs ingrédients sont parfois responsables de manifestations allergiques et une bonne compréhension des étiquetages est d’autant plus importante qu’une même substance peut à la fois entraîner des allergies alimentaires et des allergies de contact.

Le carmin de cochenille ou carmine, désigné par le code européen E120 dans les produis alimentaires et sous le code CI 75470 dans les produits cosmétiques, est sur ce point un bon exemple.

Il s’agit d’un colorant rouge d’origine naturelle obtenu par broyat du corps séché de la cochenille femelle Dactylopius coccus, parasite de certains cactus d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Ses propriétés sont connues depuis très longtemps puisqu’il était déjà utilisé par les populations aztèques et fut introduit en Europe par les conquistadors.

Il sert aussi bien à la teinture de textiles ou de pigments pour artistes peintres que pour la coloration d’aliments, de cosmétiques ou de médicaments. Ainsi en trouve-t-on dans certains produits lactés (yaourts), carnés (charcuterie), dans des boissons, bâtonnets de poisson, biscuits, desserts glacés, conserves de fruits, confitures ou marmelade, mais aussi dans certains produits de maquillage.

Son utilisation chez l’homme est considérée comme sûre, mais des cas d’allergie ont été décrits : parfois responsable d’asthme professionnel par inhalation dans les entreprises qui l’emploient, le carmin de cochenille peut également être impliqué dans la survenue d’allergies alimentaires à type d’urticaire, d’angiœdème, voire de choc anaphylactique, mais aussi d’une hypersensibilité aux médicaments qui en contiennent. Sa présence dans certains produits cosmétiques tels des ombres à paupières et des rouges à lèvres a par ailleurs été incriminée dans plusieurs cas d’allergie de contact avec œdèmes des paupières et/ou urticaire du visage récidivants.

Une lecture éclairée des étiquettes alimentaires et cosmétiques est, dans ces cas, indispensable.

JeanFrançois Fontaine, allergologue et gérant d’Eassafe
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